Inspiration

Warpaint, 4 californiennes dans le vent

Après un premier album encensé par la critique en 2010, The Fool, le groupe américain Warpaint a sorti mi-janvier 2014 un deuxième album éponyme.

Warpaint coche une par une toutes les cases que contient la liste de signes extérieurs de coolitude du groupe indé-chouettos : constitué que de jolies filles, clip avec un skateur dedans, teintures de cheveux ratées, géolocalisation californienne. On n’était qu’à une paire de Pump de faire péter mon tout nouveau swagomètre. L’esthétique Tumblrebelle suinte jusque dans la musique elle-même et lui insuffle le charisme nécessaire pour faire décoller ces compositions aux allures de jams improvisés par des ados prétentieux aux carnets de correspondance gavés de mots de retard.

Leur formule sonore générale consiste à assembler des boucles de guitares et de synth pauvrettes, des lignes de basses simples mais efficaces et des voix qui se mélangent en permanence car on n’a jamais vraiment réussi à se mettre d’accord sur qui serait la leader du groupe malgré ses quatre ans d’existence.

Une formule qui n’aurait eu l’originalité requise pour leur laisser une place ni au Pitchfork Festival sans une bonne dose d’irrévérence je-m’en-foutiste, ni dans votre coeur si l’une des membres ne vous rappelait pas inévitablement ce crush que vous aviez pour la fille un peu dark et donc inabordable en seconde au lycée Simone Weil de Saint-Etienne Émilie si tu me lis je te fais un gros bisou.

Au final ça peut fonctionner très bien, comme sur le MIAesque Disco//Very, comme ça peut, il faut bien l’avouer, être un peu arrogant-chiant sur certains autres morceaux qu’on a légèrement l’impression d’avoir déjà croisés sur une compil rock/trip-hop en 2002. Ou c’est peut être juste un peu trop cool pour moi qui à 28 ans fait toujours aussi régulièrement tomber la monnaie que me rend la caissière de Franprix en essayant de la ranger dans mon portefeuille à fermeture scratch.

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