Pop Culture

Joe Bel, univers feutré et timbre de velours

Joe Bel fait partie des révélations locales présentées cette année au Cabaret Frappé, le festival de musique grenoblois de l’été. L’occasion de découvrir l’univers de la jeune chanteuse.

Après quelques détours, l’évidence…

“J’ai toujours écrit des chansons pour moi, sans les partager avec personne. J’ai mis du temps à m’y mettre”, sourit Joe Bel. Après le bac, elle entame des études en histoire de l’art, qu’elle abandonne il y a cinq and pour, enfin, se consacrer pleinement à la musique. De Grenoble, elle part à Lyon : “Je connaissais quelques personnes qui faisaient un peu de musique là-bas.”

Après une première scène il y a deux ans, tout s’enchaîne rapidement et les dates tombent les unes après les autres. “C’est allé vite”, s’étonne-t-elle.

“Je compose beaucoup en improvisant : souvent des phrases, des thèmes ressortent, des choses qui me sautent aux yeux. Je lâche un peu prise. Ca vient en anglais, peut-être parce que j’ai passé beaucoup de temps aux USA, j’ai de la famille là-bas.”

Mélange d’influences

Sa musique, elle la décrit comme “de la musique pop, des chansons pop, des choses assez instinctives, sincères”. Pourtant, les styles utilisés pour la qualifier sont divers : pop donc, mais aussi soul, folk, voire hip-hop.

Son premier disque est en guitare-voix, mais à la base, elle compose avec beaucoup d’autres instruments. “J’ai appris à jouer de la guitare avant de monter sur scène”, révèle-t-elle, “j’ai un peu tâtonné.”

Quand on lui demande quels artistes l’inspirent, voilà ce que répond Joe Bel : “Toujours des artistes vraiment en accord avec leur âme, qui osent se dévoiler.” En peinture, ce sera par exemple Van Gogh, “qui peint le reflet de ce qu’il voit avec ses yeux, c’est vrai, c’est sincère, il n’y a rien de décoratif”, s’exclame Joe Bel. Et en musique, elle cite Stevie Wonder à ses débuts, notamment le disque Inner Vision, à l’image de ce qu’il est, de ce qu’il voit, “ça ne veut pas dire que c’est torturé”, souligne-t-elle.

Et quand elle ne chante pas…

“Quand je ne chante pas… je m’occupe de mon fils de trois ans. J’aime faire de la peinture, lire des livres sur l’art, les civilisations, visiter des musées, me balader : m’aérer l’esprit pour retourner à la musique de façon plus pure. D’ailleurs, quand je ne chante pas, je n’écoute pas beaucoup de musique. Je vais me distraire avec les yeux.”, raconte Joe. Une façon de séparer le professionnel du personnel, et de se ressourcer pour revenir chargée d’énergie !

Aujourd’hui Lyonnaise à plein temps, Joe Bel me confie adorer le quartier de la Croix Rousse, “chaleureux, avec beaucoup d’artistes, comme un petit village”, décrit-elle. Mais originaire de Grenoble, c’est avec grand plaisir qu’elle reviendra y jouer cet été au Cabaret. “Je suis super contente de jouer dans ce festival et dans ce jardin où j’ai passé énormément de temps. Je vais essayer de nouvelles chansons pour la première fois en live. Je suis très excitée de jouer à Grenoble !”

Un concert qui, on l’espère, ne décevra pas ses attentes ; en tout cas, pour voir Joe Bel en concert au Cabaret Frappé, rendez-vous le vendredi 25 juillet à 19h au Kiosque du Jardin de Ville, à Grenoble donc. En plus, c’est gratuit !

En savoir plus…

Le site internet de Joe Bel

Sa page Facebook

Et pour vous mettre en appétit :

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